Formation Professionnelle

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Attention : pour le moment seules quelques rubriques dans les deux menus Les Grands Thèmes et Histoire de la Danse sont en ligne

Site présenté par l'association Marseille Tango et servant de base de travail pour l'histoire, à la Real Academia de Tango Argentino, formation professionnelle en Tango Argentin.

Ecriture et Réalisation Dominique Lescarret.

Plusieurs vies seraient nécessaires pour écrire une histoire exhaustive du Tango. L'amplitude de la tâche, la complexité du sujet, la difficulté à trouver des documents, la barrière de la langue, de nombreux écueils attendent ainsi l'historien voulant tenter pareille aventure. Ainsi ce site a demandé environ 6000 heures de travail à son auteur, et ne représente qu'une simple approche du sujet. Il ne pourra donner, de ce fait,  qu'une idée générale de cette histoire, renvoyant à des auteurs ou Instituts d'histoire plus spécialisés, quiconque souhaitant approfondir sa connaissance.

Précision d'importance : si le nom de Tango Argentin est employé souvent, sacrifiant à l'usage et à l'habitude des internautes , le lecteur se devra de traduire à chaque fois par " Tango Rioplatense ", tant l'importance de l'Uruguay ne peut être oubliée, dans la genèse et le développement de cet art.

Remerciements : Merci aux historiens, à Fernando O.Assunção, à Jorge B.Rivera, à Jose Gobello, à Roberto Selles et bien d'autres, à Horacio Salas et plus particulièrement à Horacio Ferrer, à qui je voue une admiration profonde, à Bernardo Javier Salaberry rédacteur de "la Porteña" , qui tous ont su, par leur travail, me donner l'envie de découvrir et d'approfondir leur culture. Merci également aux employés de l'Aéroport de Buenos Aires qui, en échange de quelques explications et d'un sourire, ont (très) fortement baissé les surtaxes liées au poids de mes valises, remplies de livres rares. Merci à mes élèves qui ont su me motiver et merci également aux visiteurs de ce site, qui en venant le parcourir, justifient les efforts consentis pour le réaliser. Remerciement particulier à André Valiquette, Consultant à Montréal, fidèle lecteur et correcteur des petites erreurs de ma prose.

L'Objectif : Il existe peu d'ouvrages et de sites Web en langue Française permettant à qui ne maîtrise pas l'Espagnol, d'avoir une approche suffisamment exhaustive de l'histoire du Rio de la Plata et du Tango qui y est culturellement associé. J'espère que la lecture de ce site leur donnera envie d'aller plus loin, et qu'il suscitera, la vocation de quelques traducteurs, à mettre à disposition des tangueros, en Français, les principaux ouvrages de référence. Enfin, dans le cadre de la Formation Professionnelle de la Real Academia, il sert de base et de référence aux étudiants et futurs enseignants. Même si l'histoire est vue de façon très résumée dans le cursus, savoir répondre, dans le cadre de leurs futurs cours aux questions des élèves sur le sujet, fait aussi partie du "savoir enseigner" que nous leur transmettons. Enseigner le Tango ne se limite à pas au partage d'une gestuelle.

L'Auteur : Dominique Lescarret n'est pas historien ; il est plus connu comme enseignant de Tango Argentin, sous le nom de scène de "El Ingeniero", clin d'œil à sa formation initiale. Mais il a été surtout et avant tout Officier de Marine Marchande, et a ce titre a beaucoup voyagé pendant une quinzaine d'années. Son approche est fatalement différente. Dénoué de tout sentiment nationaliste ou partisan, son regard est à la fois extérieur, mais aussi intérieur en ce sens que son métier lui a permis de ressentir et de vivre des aventures qu'un historien de métier a peu de chance de connaître. Sentiments de déchirement quand on quitte son pays, sa famille et ses amours pour de longs mois de traversée, nostalgie du pays, tristesse quand on fête Noël en mer seul dans sa cabine , il est facile pour un marin de comprendre ce qu'ont pu vivre les candidats à l'immigration : amours vénales après des semaines d'abstinences, rencontres tarifées dans des lieux de perdition où les bagarres éclatent au moindre regard de travers, braquages à la sortie des bordels au petit matin, c'était la vie des compadritos, mais ce fut aussi le type de situation vécues par l'auteur, qui y risqua parfois sa vie. Entraînement à la danse entre hommes sur le bateau avec le secret espoir d'avoir la femme au béguin, parce que bon danseur, "El Garrón", quel historien l'a vécu, et peut vraiment en parler ? Lui, pour l'avoir fait, peut peut-être en exprimer plus facilement la quintessence. Son regard sera donc fatalement différent, et ouvrira, peut-être, des perspectives nouvelles. L'auteur a fait tout son possible pour ne laisser s'exprimer cette différence qu'au niveau des hypothèses et non dans la recherche et la relation des faits historiques purs. Le recoupement avec une très grande documentation, accumulée pendant des années, devrait avoir permis de surmonter ce problème.

Un choix délibéré : pourquoi avoir choisi de séparer la musique et la danse, alors que l'une génère l'autre, et vice-versa ?

Le terme "orquesta" ou "orchestre" vient du Grec "orkeistai", nom donné au groupe de danseur qui, accompagné de cithares, dansaient autour de l'autel pendant les célébration du Dieu Dyonisius. On le voit, dés les origines musique et danse ont toujours été associées. Pourtant, quatre raisons ont incité à ce choix de deux rubriques séparées : le terme tango est devenu un terme générique couvrant une multitude de concepts qu'il convient de préciser ; une plus grande facilité de mise en page et de recherche d'une information précise pour le lecteur ; le fait qu'historiquement, les deux histoires se chevauchent, certes, mais sont parfois quelques peu décalées : le passage à Paris en est le meilleur exemple, où l'on voit que ce n'est pas la musique qui "altère" la façon de danser, mais la pression sociale d'une certaine élite, qui adopte la musique sans la changer, mais modifie totalement la danse ; enfin une facilité de lecture informatique, l'ouverture de deux pages simultanées permettant une lecture chronologique en parallèle., facilité donnée par l'Informatique, à la différence du livre.

La méthodologie : Le premier travail, énorme a été la lecture et la traduction des principaux ouvrages de référence en Espagnol. En outre, divers témoignages ont été recueillis en direct, et les recherches ont été effectuées dans des domaines connexes au Tango permettant d'effectuer des hypothèses plausibles, parfois originales, mais toujours mentionnées comme telles. Le constat de l'existant a mis en lumière que chaque historien, la pratique est courante, a privilégié dans son travail : soit un nationalisme exacerbé, propre aux ressortissants de jeunes pays ayant besoin d'affirmer une identité culturelle et historique propres ; soit un régionalisme, fruit d'une idéalisation faite par des intellectuels citadins, de la vie et de l'histoire de tout le reste d'un pays qu'ils ignoraient totalement, après l'avoir combattu ; soit l'attribution excessive aux Noirs d'une genèse du Tango, peut-être par besoin d'exorciser un passé esclavagiste peu flatteur ; soit, enfin et à l'inverse, l'attribution à une élite ou à des descendants d'une immigration particulière un mérite excessif. J'ai essayé dans la mesure de l'espace limité de ce site, de donner la parole à toutes ces tendances, toutes ayant une part de vérité.

Extraits bibliographiques : ces indications ne sont pas là en tant que justification des textes écrits et présentés par l'auteur. Pour cela se référer à la bibliographie générale. Les ouvrages cités sont essentiellement mentionnés parce que faciles à se procurer par les lecteurs, et intéressant pour approfondir les sujets concernés, sans engager des recherches ou dépenses compliquées ...

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Au final : tous ces points de vue possèdent effectivement leur part de vérité, mais ils sont difficiles à étayer, et les populations concernées, militaires dans les casernements, travailleurs des abattoirs, prostituées et matelots, mauvais garçons des faubourgs, etc, n'ayant jamais, dans aucun pays du monde, suscité l'intérêt des historiens et des élites du moment, nous ne connaitrons jamais, par manque de témoignages directs, et dument validés, l'ultime histoire du Tango du Rio de la Plata ...

... mais, à la réflexion, c'est probablement mieux ainsi, et si cette histoire se limite à une grande épopée invérifiable, indubitablement poétique et permettant à tous d'y retrouver une part de ses racines, cela participera à la pérennisation du mythe et du côté mystérieux de cet Art.

Gandhi me pardonnera, j'espère, de le paraphraser : " Le tango est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre".

Cordialement au lecteur

Dominique Lescarret,  "El Ingeniero"