Volver - Carlos Gardel 1934
chanté en 1935 dans le film "El diaz que me quieras"
Musique Carlos Gardel
Paroles Alfredo Lepera
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Yo adivino el parpadeo de las luces que a lo lejos van marcando mi retorno. Son las mismas que alumbraron con sus pálidos reflejos hondas horas de dolor. Y aunque no quise el regreso siempre se vuelve al primer amor. La vieja calle donde el eco dijo tuya es su vida, tuyo es su querer bajo el burlón mirar de las estrellas que con indiferencia hoy me ven volver. Volver, con la frente marchita las nieves del tiempo platearon mi sien. Sentir que es un soplo la vida que veinte años no es nada que febril la mirada errante en las sombras, te busca y te nombra. Vivir Con el alma aferrada a un dulce recuerdo que lloro otra vez Tengo miedo del encuentro con el pasado que vuelve a enfrentarse con mi vida. Tengo miedo de las noches que pobladas de recuerdos encadenen mi soñar. Pero el viajero que huye tarde o temprano detiene su andar, y aunque el olvido que todo destruye haya matado mi vieja ilusión guardo escondida una esperanza humilde que es toda la fortuna de mi corazón Volver Con la frente marchita Las nieves del tiempo platearon mi sien Sentir Que es un soplo la vida Que veinte años no es nada Que febril la mirada Errante en las sombras, te busca y te nombra Vivir Con el alma aferrada A un dulce recuerdo que lloro otra vez |
Je devine le scintillement des lumières qui au loin annoncent mon retour. Ce sont les mêmes qui illuminent de leurs pâles reflets les heures heures sombres de ma douleur. Et même si je ne voulais pas ce retour, on revient toujours à son premier amour. Dans la vieille rue où l'écho répète : "sa vie est à toi, à toi est son amour", sous le regard moqueur des étoiles qui me voient revenir avec indifférence. Revenir avec le front flétri, les neiges du temps plaquées sur mes tempes Sentir que la vie n'est qu'un souffle que vingt ans ce n'est rien que mon regard fébrile errant dans l'ombre je te cherche et dis ton nom Vivre avec l'âme enchainée à un doux souvenir que je pleure à nouveau. J'ai peur de la rencontre avec le passé qui revient à affronter ma vie. J'ai peur des nuits qui, peuplées de souvenirs, enchainent mes rêves. Mais le voyageur qui s'enfuit tôt ou tard arrête sa marche. Et même si l'oubli qui détruit tout a tué mes vielles illusions je garde cachée une humble espérance qui est toute la fortune de mon coeur. Revenir avec le front flétri, les neiges du temps plaquées sur mes tempes Sentir que la vie n'est qu'un souffle que vingt ans ce n'est rien que mon regard fébrile errant dans l'ombre je te cherche et dis ton nom Vivre avec l'âme enchainée à un doux souvenir que je pleure à nouveau. |