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Hommes ou Femmes célèbres, France, Argentine, Tango ...

Ce sont de grands personnages. Pas forcément des musiciens ou des danseurs, mais des personnages célèbres dont les noms sont restés dans l'histoire, ou simplement qui nous sont familiers : artistes, savants, philosophes, écrivains, hommes politiques, etc ... Liste non exhaustive, bien entendu (voir aussi les trois menus histoire). Un jour leur chemin a croisé la France, l'Argentine ou le Tango. On les trouvera classés par ordre alphabétique, sans prise en compte des prénoms.

Almonacid Vicente Almandos -- Architectes Français de BA -- Baker Josephine -- Benoit Pierre

-- Borges Jorge Luis -- Bouchard Hyppolite -- Bourdelle Emile Antoine -- Bregui Henri -- Carré Ferdinand -- Carrier-Belleuse Albert -- Castaibert Paul -- Catelin Prosper -- Chaplin Charlie

--  Che Guevara -- Chevalier Maurice -- Clemenceau Georges -- Cordier Charles -- Cortázar Julio

-- Darwin Charles -- Daumas Louis-Joseph -- Desbernats Leon -- Ebelot Alfred -- Eiffel Gustave -- Fangio Juan Manuel -- Ferrer Horacio -- Garibaldi Giuseppe -- Gombrowicz Witold -- Goscinny René -- Guillaumet Henri -- Guinnard Auguste -- Güiraldes Ricardo -- d'Hastrel Adolphe -- Kessel Joseph -- Laforêt Marie -- Libertad Lamarque -- Londres Albert -- Maradona Diego -- Mermoz Jean -- Ocampo Victoria -- Onassis Aristote -- Pateras-Pescara Raul -- Pellegrini Charles-Henri -- Potter Sally -- Pratt Hugo -- Richepin Jean -- Rodin Auguste  -- La Rubia Mireya -- Sábato Ernesto -- Saint Exupery -- Saura Carlos -- Solanas Fernando -- Tellier Charles -- Thays Charles -- Touan Jean (café Tortoni) -- Antoine de Tounens

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Vicente Almandos Almonacid (1882- 1953)

Jeune ingénieur Argentin détaché en France, Almonacid y passe son brevet de pilote et s'engage à nos côtés en 1914. Il réalise le premier vol de nuit, jugé alors impossible. Chef d'escadrille, il invente un procédé de largage de bombes adopté par tous. Il finit la guerre avec la Médaille Militaire, la Croix de guerre et la Légion d'honneur.

En 1919, il retourne en Argentine comme membre d'une mission aéronautique Française. Il effectue le premier vol de nuit au dessus du point le plus élevé de la Cordillère des Andes, mets au point un système de navigation nocturne, et est nommé Directeur de la filiale Argentine de l'Aéropostale. Pendant la " Guerra del Chaco ", il offre ses services au Paraguay et y devient Directeur Général de l'Aéronautique. Consul d'Argentine à Boulogne sur mer, en 1938, il s'ingénia deux ans plus tard à protéger la maison historique qui l'abritait, contre les Allemands.

Ami de Mermoz, de St Exupery et de Roland Garros, il mourut dans la misère à Buenos Aires. L'aéroport de Rioja porte son nom, gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris.

 

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Architectes Français de Buenos Aires

Le nombre important d'architectes Français, à l'origine de ces constructions de Buenos Aires donne l'impression parfois de se promener dans Paris. Les énumérer tous serait fastidieux, mais citons les plus connus (pour en savoir davantage : cliquez) :

Louis Dubois et Paul Pater, architectes du Muséo de Arte (site web) à El Tigre (site web), petite localité à visiter, (clip vidéo) près de Buenos Aires ; Auguste Plou ; Alfred Massué ; Robert Charles Tiphaine ; Françoise Fleury Tronquoy et Sombrun ; Auguste Huguier ; Louis Faure Dujarric ; Jacques Dunan ; Norbert Maillard (la poste de BA) etc

A cette liste de personnages il faut ajouter les architectes Argentins formés en France, et les grands bâtisseurs dont nous parlons plus loin : Pierre Benoit ; Prosper Catelin ; le paysagiste Charles Thais, et les sculpteurs : Emile Antoine Bourdelle ; Albert-Ernest Carrier-Belleuse ; Charles Cordier ; Charles-Henri Pellegrini. Enfin, beaucoup plus tard, Le Corbusier, inspira de nombreux architectes de l'époque moderne.

 

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Joséphine Baker (1906 - 1975)

 

Son premier contact avec l'Argentine, en 1928, fut assez mouvementé. Une campagne publicitaire l'avait présentée comme une femme fatale et sulfureuse. elle devint, dés son arrivée, le symbole involontaire d'une querelle politique entre libéraux et conservateur. le président Yrigoyen prend publiquement parti contre elle. Ayant demandé où étaient les noirs en Argentine le Ministre de la Santé, un métis du nom de Raymond Carrillo et éminent médecin, lui répondit

" Actuellement il n'y en a que deux : vous et moi. "

A partir de 1960, elle habitera de façon semi-permanente à Buenos Aires, rejoignant entre ses tournées, ses enfants adoptifs et son ex mari Jo Bouillon qui avait monté un restaurant à succès, " Il Bistrot "  à Palermo. Josephine Baker intégra dans son équipe le musicien Argentin, Oscar Alemán, qui avait travaillé avec Gardel, et sur scène chanta et dansa le Tango " Voluptuosa " de Jose Padilla, en concurrence avec Mistinguett.

 

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Pierre Benoit (1794 - 1852)

Marin, Ingénieur et Architecte, ce Français arrive dans le Rio de la Plata en 1918. Nommé en 1823 par Bernardino Rivadavia, architecte du Département d'Etat, et collaborateur de Prosper Catelin, étant coauteur de certaines des œuvres signées par celui-ci ; on croit, surtout, qu'il dessina le portique de la cathédrale du Buenos Aires. Il fut ensuite nommé par le gouverneur Manuel Dorrego Directeur du Département Topographique. Après la chute de Juan Manuel de Roses, il devient membre du Conseil des Travaux publics Parmi ses réalisation, la plus connue est  le cimetière de la Recoleta. L'écrivain Manuel Mujica Láinez a dédié son récit " l' escalier d'un marbre ", dans son livre " Misteriosa Buenos Aires " à l'hypothèse que Pierre Benoit aurait été le dauphin Louis XVII, qui fuyant la révolution Française, aurait changé de nom.
Son fils, Pedro Benoit, (sur la photo),  dessina les plans de la ville de La Plata, de sa cathédrale et de plusieurs autres bâtiments publics. A Buenos Aires, parmi ses travaux, on peut citer la transformation du Cabildo, le Palais du gouverneur, Plaza de Mayo.

 

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Jorge Luis Borges (1888 - 1972)

Auteur mythique d' " Evaristo Carriego ", c'est un immense écrivain à la plume complexe et raffinée. Mondialement connu, il incarne à lui seul le monde de la littérature en Argentine. Plus amoureux de la Milonga " Véritable conversation de Buenos Aires " que du tango, il en écrivit néanmoins quelques textes, musicalisés par Astor Piazzolla, et de plusieurs Milongas, genre qu'il préférait nettement.

" Gardel y yo tenemos algo en común: a ninguno de los dos nos gusta el tango "  Gardel et moi avons quelque chose en commun : ni lui ni moi, n'aimons le Tango

En fait, il appréciait peu les textes des tangos chantés qui pour la plupart étaient ré-écrits en lunfardo, l'argot des faubourgs de Buenos-Aires, langage trafiqué par des auteurs bourgeois exploitant le sentimentalisme de l'époque. Son univers culturel était infiniment plus large. Le Centre qui lui est dédié à la célèbre Galeria Pacifico de Buenos Aires, abrite l' Escuela Argentina de Tango, un bon lieu pour apprendre à danser

 

 

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Hyppolite Bouchard (né André Paul 1780 - 1837)

Marin à 18 ans, il suit Napoléon en Egypte et la mission Leclercq à Haïti. Il arrive à Buenos Aires en 1809, rejoint les révolutionnaires, et combat, en 1812, la flotte Espagnole sur le fleuve Paraná. Il entre dans le " Regimiento de Granaderos a Caballo " du Colonel San Martin, en mars 1812, et s'illustre  en 1813 à la bataille de San Lorenzo, capturant le drapeau ennemi. Il reçoit alors, la nationalité Argentine. Sans Marine propre, le pays lui signe des " lettres de course ", lettres autorisant des corsaires à opérer en son nom. C'est ainsi qu'il passe le Cap Horn, attaque les ports de Callao et Guayaquil, assaille la flotte espagnole et capture le navire : la « Consecuencia » aussitôt rebaptisé « La Argentina ». Il fera avec, le tour du monde jusqu'à Madagascar, les Philippines, la mer de Chine et Hawaï. Au retour, il se met au service du Perou qui lui confie un navire, puis toute sa marine jusqu’en 1828. Oubliés pendant un siècle, ses restes furent retrouvés et exhumés en 1962, conjointement par  les deux marines Argentines et Péruviennes, et rapatriés à Buenos Aires sur un croiseur du nom de « La Argentina ».

Une stèle en son honneur a été élevée à Bormes-les-Mimosas, le lieu de sa naissance.

 

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Emile Antoine Bourdelle (1861 - 1929)

Entre 1876 et 1886, Bourdelle, originaire de Montauban, fréquente l'Ecole d'Art Municipale, L'Ecole des Beaux Arts de Toulouse, et enfin celle de Paris. Il en sort malade et décide de retourner à Montauban. Il crée en 1886, le portrait de Beethoven, œuvre récurrente tout au long de sa carrière. En 1900, il fonde avec Rodin, l'Institut Rodin, école libre pour l'enseignement de la sculpture. De 1902 à 1918, le succès et la reconnaissance internationale vont croissant. En 1912, une commission vient d'Argentine et lui commande la statue du Général Carlos María de Alvear, un des acteurs majeurs de la conquête de l'indépendance du pays. Bourdelle mit environ dix ans pour la réaliser, et elle fut présentée en 1923 au Salon des Tuileries à Paris. Elle fut installée en 1925, à Recoleta, sur un socle de 13 mètre de haut, pour une hauteur totale de 20 mètres. Sur la Plaza Dante , en face de la Faculté de Droit, figure une autre œuvre d'Emile Bourdelle : " Hercule Archer ", et un peu plus loin, sa troisième sculpture : " Le Centaure mourant ". A Marseille on lui doit notamment, la frise en stuc coloré du dessus de scène de l'Opéra.

 

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Henri Bregui (1888 - 1917)

En 1909, ce jeune pilote brille à la grande semaine de Paris et réalise un vol de 30 minutes. Invité par " Jorge Newbery ", pionnier de l'Aéronautique Argentine, il arrive à Buenos Aires avec son frère, et deux avions de type " Voisin 50 CV ". Le 6 Février 1910, sur l'hippodrome " Longchamp " , devant 3000 personnes enthousiastes, il effectue un vol de 8mn 45s à une altitude de 60m à 40km/h, vol qui sera homologué comme le premier réalisé sur le continent Sud Américain.

" Là-bas, les émotions n'ont pas manqué; il fallait montrer aux Argentins les progrès de l'aviation française inconnus d'eux. Après bien des incertitudes, des difficultés de moteur, j'ai pu réussir les vols annoncés et aussi une promenade aérienne dans les environs de la capitale. Quel voyage! Perdu dans le brouillard, inquiet, ne sachant plus où aller, j' ai enfin retrouvé le soleil après avoir décrit deux grands cercles. Alors, le rire me prit à la vue des bestiaux effrayés courant en tous sens; une fermière surprise laisse choir son seau de lait; un laboureur ébahi lâche sa charrue ! "

 

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Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824 - 1887)

 

Après un passage aux Beaux Arts, parrainé par David d'Angers, il débute comme sculpteur en 1850. Il participera aux grands chantiers de la IIIe République, dont le Louvres, les Tuileries, l'Opéra et la Banque de France. Il est également peintre et  avec ses amis crée la " Société Nationale des Beaux-Arts " , présidée par l'écrivain et peintre Théophile Gautier, avec le peintre Aimé Millet comme vice-président, et les peintres Eugène Delacroix, Carrier-Belleuse, Pierre Puvis de Chavannes comme membres du comité. Entre 1850 et 1855, il créera, en outre, de nombreux modèles pour la fabrique anglaise de porcelaine Milton. Il dirigera la Manufacture de Sèvres à partir de 1865.

A Buenos Aires, une de ses œuvres les plus imposantes, représente le Général Manuel Belgrano, à cheval, levant de son bras droit le drapeau national. Ce monument se situe face à la Casa de Gobierno à l’une des extrémités de la Plaza de Mayo. Il est également le réalisateur du Mausolée de Jose de San Martin, dans la Cathédrale de Buenos Aires.

 

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Ferdinand Carré (1824 - 1900)

 

En 1858, cet Ingénieur Français originaire de la Somme, invente une machine révolutionnaire : le réfrigérateur à absorption. En 1859, il met au point une des premières machines frigorifiques industrielles et le premier système de production de glace en continu, installé dans une Brasserie de Marseille. Rival de Charles Tellier, il va réïtérer l'exploit de transporter de la viande congelée à travers l'Atlantique Sud. Il équipe un navire, " Le Paraguay ", et, en 1877, il ramène d'Argentine, 80 tonnes de viande. Son procédé est beaucoup plus au point que son rival, car, les machines frigorifiques descendent à -30° , au lieu des 0° . Inventeur également d'une machine à fabriquer les glaçons, il proposa l'application du froid au traitement des denrées alimentaires, à la fabrication de l'eau douce à partir de l'eau de mer et au conditionnement des salles de spectacle. Ses découvertes allaient faire la fortune de l'Argentine.

 

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Paul Castaibert (1883 - 1951)

 

Français, né à Simacourbe dans les Pyrénées Atlantiques, et fils d'agriculteur, ce passionné de mécanique, totalement autodidacte, part à 26 ans en Argentine. Il y installe un garage, puis une petite flottille de taxis. Pendant sa vie en France, il avait visité l´école des frères Whright de Pau, non loin de chez lui, et s'était découvert une passion pour l'aviation alors tout juste naissante. Sans aide, sans connaissances, il entreprend de construire un premier avion, avec lequel il n'arrivera jamais à décoller. Persévérant, il en construit un second, et finit par passer tout seul, toujours en autodidacte, son brevet de pilote sur un de ses propres appareils. Paul Castaibert a doté ainsi l´Argentine de sa première « industrie aéronautique » dès 1910 ; et ce jusqu´en 1916 avant de s´installer définitivement en Uruguay après avoir vendu ses installations. Dans ce pays, il fut nommé Jefe de taller (chef d'atelier) de la Escuela Militar de Aviacion, avant de revenir sur la fin de sa vie à la première de ses passions : l'automobile.

 

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Prosper Catelin (1764 - 1842)

 

Architecte et Ingénieur Français fut nommé en 1821, par le Président Bernardo Rivadavia, chef des travaux publics de la province de Buenos Aires. Remplaçant le style Espagnol qui prédominait à l'époque, il introduisit le néo-classicisme à la Française. Dans son équipe figuraient notamment, Pierre Benoit et Charles-Henri Pellegrini. Parmi ses œuvres, on peut citer : la Salle des Représentants, située dans la Manzana de las Luces  et la conception du cimetière de la Recoleta, basée sur celle du Père Lachaise, à Paris. Comme pour cette œuvre, on ne sait quelle fut sa participation effective, dans la réalisation du portique de la cathédrale, un bonne partie étant supposée avoir été dessinée par Pierre Benoit, mais les colonnes sont probablement de son fait. En tant que chef des travaux publics, Catelin édicta les règles techniques et juridiques de construction dans la ville. Il restera comme celui qui introduisit le style architectural Français, caractéristique de Buenos Aires.

 

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Charlie Chaplin (1889 - 1977)

 

Charlie Chaplin était un grand ami de Carlos Gardel, comme lui amoureux des chevaux et des courses, et du Tango qu'il aimait à danser autant qu'à écouter. A Buenos Aires, un tango fut composé en son honneur : " Carlitos Chaplin ", by José A. Molet. Pendant l'hiver 1930, au Palais de la Méditerranée, à Nice, où Mistinguett est à l'affiche, ils retrouvent tout deux Julio de Caro, encore peu connu et qui inaugure son sextet. Julio de Caro paralysé par le tract, n'arrive pas à commencer, quand la voix de Carlos Gardel se fait entendre pour annoncer l'orchestre : la salle le reconnait et c'est le délire. L'orchestre, encouragé, embraye aussitôt derrière avec " Tierrra Negra ", et Charlie Chaplin danse, devant le public, " El Monito " , dont l'auteur est justement De Caro. C'est un véritable triomphe. Charlie Chaplin composa lui-même, un Tango " Beautiful Wonderful Eyes " pour son film " Les Lumières de la Ville ".

 

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Che Guevara

 

Che Guevara n'est pas Cubain, mais bien Argentin. Né en 1928 à Santa Fe de Rosario, le Che, est un enfant surdoué : joueur d'échec à trois ans, il enchaine les tournois à l'âge de douze. Il parle couramment le Français. Il fait ses études de médecine à Buenos Aires, et de constitution solide, y joue au rugby en première division. C'est pendant ces études de médecine qu'il entreprend son voyage initiatique en Amérique du Sud, voyage qui sera à l'origine de ses engagements politiques.

Citation préférée : " Soyez réalistes : demandez l'impossible ! "

Jusqu'à une époque récente, il y avait peu d'évocation du Che en argentine, en dehors des manifestations où son image flotte régulièrement au milieu des cortèges. En 2008 à Rosario a été édifiée une statue inspirée de la célèbre photo d'Alberto Korda.

 

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Maurice Chevalier (1888 - 1972)

C'est le chanteur Français qui, dans l'histoire de la variété et du music-hall, a atteint la plus grande notoriété à travers le monde. En Argentine, Manuel Romero et Francisco Pracánico, lui composèrent un tango, Tango porteño, qu'il viendra interpréter, lui-même, avec Ivonne Valle, en 1925, au Teatro porteño, sur Corrientes.

“Tango porteño, tango divino,
Tu melodía es mi obsesión.
Tango porteño, con tu dulzura
Se envenenó mi corazón.
Y he de llevarte siempre conmigo,
como un recuerdo de tu país…”.

Aimant danser, il en profita pour aller pratiquer le Tango à la Confiteria la Ideal.

Un de ses titres fétiches, " Ma régulière " évoque les souteneurs de Buenos Aires.

 

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Georges Clemenceau

 

Georges Clemenceau, " Père de la Victoire " en 1918, fondateur du Journal " l'Aurore ", visita l'Argentine en 1910 et 1911. Il fit de nombreux discours sur le développement du pays. Ses citations à l'emporte-pièce sont restées célèbres. Deux d'entre elles concernent directement notre sujet :

Parlant de l'immigration et de l'intégration :

" Les Italiens sont plus vite Argentinisés qu'argentés ! "

Son appréciation sur le Tango :

" Je ne voie qui des figures qui s'ennuient et des derrières qui s'amusent ! "

Pourtant un an plus tard, son petit-fils remportait un concours de Tango, au Temple de l'Amitié, haut lieu de fête et de rendez-vous littéraires, à Paris.

 

 

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Charles Cordier (1827 - 1905)

 

Sorti de  l'Ecole des Beaux Arts à Paris, il rencontre un ancien esclave Soudanais, devenu modèle professionnel, Seïd Enkess dont il réalisa un buste en quinze jours, buste aussitôt exposé au Salon de 1848. L'œuvre attira l'attention de la Reine Victoria qui en acquit un bronze à l'Exposition Internationale de Londres, en 1851. C'est le début d'une longue carrière consacrée à la " sculpture ethnologique " et de nombreux voyages à travers le monde . En 1905, la Municipalité de Buenos Aires, envoya une mission en Europe, afin d'acheter une sculpture destinée à orner la Plaza San Martin. " Le Doute ", réalisée entièrement en marbre, figure un jeune homme, bible ouverte, à côté duquel un ancien semble l'interroger, et lui mettre ... le doute. La sculpture donna lieu à une forte polémique religieuse lors de son implantation. Elle a été récemment choisie par l'Institut " Real Academia de Tango Argentino ", comme symbole de l'éternel questionnement que se doit d'avoir un enseignant de Tango, sur lui-même, son savoir et sa méthode.

 

 

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Julio Cortazar (1914 - 1984)

Né à l'Ambassade d'Argentine à Bruxelles, Julio Cortázar passa sa jeunesse en Argentine,  où il devint professeur de lettres en 1944. Opposé à Perón, il émigre en France, où il vivra jusqu'à sa mort. Traducteur et écrivain, il a souvent été associé à Borges, et pour son univers fantastique et surréaliste, à Edgar Poe. Sa nouvelle la plus connue " Rayuela ", est un roman inclassable et bien particulier, qui emmène le lecteur dans un curieux labyrinthe entre Paris et Buenos Aires. Dans son récit " Un gotán para Lautrec ", il développe l'idée que la Rubia Mireya, était Mireille, le modèle du peintre.

" En réfléchissant un peu, je comprends que, au fond, j'ai toujours écrit pour le tango : les Argentins ont un idiome, un manière d'être que le tango traduit musicalement, mais que la littérature de notre pays a, elle aussi, exprimé très souvent, d'une manière qui concorde parfaitement avec le tango. "

Naturalisé Français par François Mitterrand en 1981, il meurt à Paris trois ans après.

 

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Charles Darwin (1809 - 1882)

 

Père de la théorie de l'évolution Darwin fit un voyage déterminant en Argentine, et après un premier passage en 1932, il y revient à bord du navire de l'expédition, le Beagle, en Avril 1933. Il suit alors les troupes de Rosas, rencontre les Gauchos, et est horrifié par les atrocités de ce qui est alors, une guerre d'extermination des Indiens. Outre de nombreux spécimens et de fructueuses observations, il en aurait ramené la Maladie de Chagas, inoculée par un moustique dans la Pampa, et dont il mourut une cinquante ans plus tard. En 2009, une grande exposition fut organisée au Centre Culturel Borges, à Buenos Aires, pour commémorer la période Argentine de Charles Darwin.

De nombreux sites à travers le monde ont pris le nom de Darwin, en hommage à cet illustre savant, le plus inattendu est le cimetière Darwin, aux Îles Malouines (Fakland), où sont enterrés 230 des 649 soldats Argentins, morts au combat.

 

 

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Louis Joseph Daumas (1801 - 1887)

 

Vers 1850, le Chili décide d'édifier une statue en l'honneur de San Martin, qui avec Simon Bolivar, est une des deux grands héros de la libération et de l'indépendance de toute l'Amérique du Sud. Informé de ce projet, l'Argentine commande au sculpteur, Louis Joseph Daumas, un Toulonnais, une copie de cette statue. Inaugurée en 1959 au Chili et en 1960 à Buenos Aires, elle est ensuite copiée pour être installée dans plusieurs villes : Paraná en Argentine, Central Park (New York), Madrid, Woluwé-St Pierre (Belgique), et Paris (Parc Montsouris). Pour une photo plus grande, cliquez : ici.

A Toulon, on peut admirer de l'artiste local L.J.Daumas (surnommé " le Petit Puget ", autre artiste célèbre de la région, la statue dite " Cuverville " (hommage au vice-amiral commandant la flotte de Méditerranée en 1895 et à tous les grands navigateurs), située sur le port et que les Toulonnais appellent familièrement " l'homme de bronze ".

 

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Léon Desbernats (1877 - 196. ?)

Personnage hors du commun, connu sous le nom de Don León, ce jeune Français s'embarqua à Bordeaux pour l'Argentine, à bord du navire Plata, en 1892, à l'âge de 15 ans, et commença à travailler dans un élevage de cochon. A 26 ans, il se vit offrir la responsabilité du "Café Brasil" dans le cadre du prestigieux magasin Gath y Chaves. La qualité du produit et des prestations assurèrent rapidement le succès du jeune homme, et bientôt, tous les acteurs, poètes, écrivains, hommes de littérature et spectacle devinrent les habitués du lieu. C'est là qu'il prit le nom, devenu célèbre de "Los Immortales".

Patriote fervent, Don León abandonna tout, pour se réembarquer pour venir défendre la France en 1915. A titre d'anecdote, il faillit passer en cours martiale et être fusillé en arrivant, suite à une petite erreur administrative sur son passeport. Il repartit après la guerre en Argentine, revint en France de nouveau en  1938 pour repartir définitivement en 1948, en Argentine. Connu et respecté comme le père du plus célèbre café d'Argentine, il avait distribué l'essentiel de ses revenus à ses protégés, et ses pauvres.

Le nom de "Los Immortales" a été repris par une célèbre Pizzeria de Buenos Aires

 

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Alfred Ebelot (1839 - 1920)

 

Ingénieur Français, journaliste et écrivain, il découvre l'Argentine à 50 ans. Il tombe irrémédiablement amoureux de ce pays. Journaliste à la " Revue des deux Mondes ", et fondateur du journal " Le Républicain ", il est appelé, comme technicien pour réaliser la " Zanja de Alsina ", sorte de " Ligne Maginot " de la Pampa. Cet immense fossé dont 400 km ont été construits sur les 600 prévus, avait pour objectif de protéger Buenos Aires des Incursions des Indiens. Tout au long étaient disséminés des " fortins " assistés par une cavalerie mobile. En fait le fossé n'avait pas pour objectif de les empêcher d'entrer, mais de repartir avec le butin. Pendant toute la réalisation de ce projet titanesque, Alfred Ebelot fut en contact avec les Gauchos, et son ouvrage " La pampa " , édité en 1890 et réédité en 1991, est un témoignage unique sur l'histoire de l'Argentine. Après le conflit il écrira pour " Le courrier de la Plata " et " La Nación. Il mourut à Toulouse, toujours amoureux de l'Argentine.

 

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Gustave Eiffel (1832 - 1923)

Dans le Nord de l'Argentine, certains croient "dur comme fer "(!) que Gustave Eiffel a habité un temps la région. S'il rien n'est moins sûr, quelques vestiges de son œuvre figurent dans la région. Outre une grande roue, "la Vuelta al Mundo", située dans le parc zoologique de Cordoba, c'est le viaduc de la ligne du "Tren a las Nubes", le fameux "Train des Nuages" qui reste le témoin le plus impressionnant de son travail là-bas.

Long de 224 mètres, pour 64 mètres de hauteur, ce viaduc a une particularité liée à la hauteur de la voie ferrée. En effet, celle-ci culminant à cet endroit à 4200 mètres d'altitude, les contraintes thermiques sont énormes. La forme arrondie du viaduc, permet à la structure métallique de tendre et se détendre, en fonction du jour et de la nuit.

Pour ceux qui veulent faire une infidélité, à leur passion pour le Tango, allez boire un verre à Buenos Aires, dans la discothèque "Le Museum" , ancien entrepôt sur trois niveaux : vous y retrouverez le coup de crayon du maître de la construction an acier.

 

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Juan Manuel Fangio dit "El Chueco (1911 - 1995)

Considéré comme le pilote le plus célèbre du monde, Juan Miguel Fangio est une véritable idole en Argentine. Ami de D'Arienzo, il participa, à ses côtés, au jury du grand concours de tango, à Luna Park, qui consacra le célèbre couple Maria Nueves et Juan Carlos Copes. Plusieurs tangos furent composés en son honneur : Fangio - Anselmo Aieta 1941 / Fangio - Javier Mazzea 1949 / Fangio – T. Cascallana 1949 / Hacia el campeonato mundial – T. Cascallana  /  A Europa – T. Cascallana / El "Chueco" en pistas europeas - T. Cascallana / Fangio el "Chueco" grandioso – Ernesto Rondo / Fangio – Javier Mazzea 1949 / Un tango para Fangio – yJuan José Valinotti y Delfino Martinez 1950 / Chueco lindo – Rene Rabellino y Aldo Maruelc, et le plus connu :

El Chueco Fangio – Francisco Canaro - Milonga/Candombe

¡Muchos tangos por aquí!, ¡Muchos tangos por allá!, Para ser “Rey de la pista...”
¡Muchos tangos por aquí!, ¡Muchos tangos por allá! Y al final un gran campeón...

 

 

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Horacio Ferrer  (1933)

Uruguyen mais néanmoins nommé " Citoyen illustre " de la ville de Buenos Aires, Horacio Ferrer, est un personnage incontournable du monde du Tango. Historien, poète, écrivain, parolier, chroniqueur de radio, ce personnage aux talents multiples, fut un des premiers à défendre les tenants de la " Gardia Nueva " des années 50 : en particulier, Aníbal Troilo, Horacio Salgán, et Astor Piazzolla. Pour ce dernier il composa, entre autres, les paroles de " Balada para un loco ", " Balada para mi muerte ", " Libertango ", " La última Grela " et composa, toujours avec Piazzolla, l'Opéra " Maria de Buenos Aires ". Auteur de nombreux poèmes, il est également un historien reconnu , son ouvrage " Libro del Tango - Arte Popular de Buenos Aires " est une référence. Il est l'actuel Président de l' " Academia Nacional de Tango ", située au dessus du café Tortoni, qui regroupe musée, formations artistiques et groupes de recherche.

« Moriré en Buenos Aires, será de madrugada, guardaré mansamente las cosas de vivir, mi pequeña poesía de adioses y de balas, mi tabaco, mi tango, mi puñado de..."

 

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Giuseppe Garibaldi (1807 - 1882)

Né à Nice et fils d'un Capitaine de la Marine Marchande, il devient marin lui-même. Influencé par les idées de " Saint Simon ", il aurait rencontré en 1833, à Marseille, le philosophe révolutionnaire " Giuseppe Mazzini " et  fut chargé de déclencher une révolte à l'arsenal de Gênes. Suite à l'échec de cette tentative, Garibaldi s'enfuit en France, puis en Tunisie, et s'embarque finalement pour l'Amérique du Sud. Après plusieurs faits d'armes au Brésil, il arrive en Uruguay en 1841. Pendant le siège de Montevideo par les Argentins, il commande, la flottille chargée de protéger l'accès du " Rio Paraná ", et crée " La Legión Italiana ", forte de 500 immigrés et mercenaires. Il participe à la défense de la ville, assiégée par les troupes d' " Oribe ", et n'ayant pas d'uniformes pour ses troupes, décide de les habiller avec les chemises des " mataderos " les ouvriers des abattoirs. Il reprendra cet uniforme lors du " Risorgimento ", et ses partisans lors de l'unification Italienne, seront connus sous le nom de " Chemises rouges ". Les Argentins, peu rancuniers, lui ont élevé une magnifique statue à Buenos Aires, sur la " Plaza Italiana ".

 

 

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Witold Gombrowicz (1904 - 1969)

Un des plus grands auteurs littéraire du 20e Siècle. Polonais d'origine, il fuit, en 1939, en Argentine le début du Nazisme. Il commence à publier mais végète jusqu'à ce qu'il rentre en contact avec la revue Kultura, la revue de l’Institut littéraire de Jerzy Giedroyc installé à Maisons-Laffitte, près de Paris. En 1964, après avoir quitté définitivement l'Amérique Latine, il arrive à Paris, puis s'installe à Vence où il restera jusqu'à sa mort. ses œuvres révèlent une analyse profonde des caractères, et un sens aiguisé du paradoxe et de l'absurde. Il écrit indifféremment en Polonais ou en français, et on considère qu'il influença de nombreux écrivains dont Milan Kudera (L'insoutenable légèreté de l'être), où on retrouve une façon d'aborder les grands problèmes existentiels avec dérision.

Ma citation préférée de cet immense auteur (cliquez ici pour en savoir plus) :

«L'homme dépend de l'image de lui-même qui se forme dans l'âme d'autrui ... même si c'est l'âme d'un crétin.»

 

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René Goscinny (1926 - 1977)

Né à paris, il part pour Buenos Aires à l'âge de deux ans, et y passe jeunesse et études. Pendant les vacances il va en uruguay, sillonner la pampa à cheval. Il commence sa carrière de dessinateur à Buenos Aires dans une agence de publicité, et ses premiers dessins humoristiques sont publiés dans le bulletin du Lycée français de la ville. Il part pour New York en 1945, puis arrive à Paris, en 1951. A quelques circonstances près Lucky Lucke aurait pu être gaucho au lieu de cowboy, mais c'est bien le personnage comique de Paturuzu, un indien lourdaud, mais plein de bon sens, à la mode sur les radios de Buenos Aires dans les années 30, qui inspira le personnage d'Obelix.

C'est " Triple patte " , pirate malheureux dans Astérix qui cite ce vers célèbre attribué à Virgile et qui pourrait s'appliquer à l'éternel l'apprentissage du Tango.

" Felix qui potuit rerum cognoscere causas !
Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses "

 Il publia un album de son héros Strapontin intitulé " Strapontin chez les Gauchos "

 

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Henri Guillaumet   (1828 - 1913)

Titulaire du brevet de pilote en 1921, il s'engage en 1922 au centre d'instruction militaire d'Istres. En 1926, il rejoint Mermoz chez Latécoère, où il rencontre Saint Exupery. En 1929 il quitte Marseille en bateau pour Rio de Janeiro, puis Buenos Aires. Le 14 Juillet 1929, il inaugure la ligne régulière Argentine-Chili. Le vendredi 13 juin 1930, en traversant les Andes pour la 92e fois pour l’Aéropostale, il s’écrase à la Laguna Diamante à cause du mauvais temps. Sans équipement, il marche pendant cinq jours et quatre nuits, passant trois cols. A Antoine de Saint-Exupéry, venu le rechercher, il dira :

« Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait »

Il franchira 193 fois la Cordillère des Andes et fera 45 traversées de l'Atlantique Sud et 12 traversées d'étude de l'Atlantique Nord. Le 27 Novembre 1940 sur " Le Verrier ", il décolle de Marignane et s'élance au-dessus de la Méditerranée.

Retentira alors un cri de détresse: " Sommes mitraillés... avion en feu "...

 

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Guinnard Auguste   (1831- ?)

C'est l'histoire d'un  jeune Français parti faire fortune en Argentine. Perdu dans l'immensité de la Patagonie, il est fait prisonnier par les Indiens Poyuches. traité comme un esclave, battu, obligé de courir nu et de se nourrir de viande crue, il arrivera à survivre pendant les trois ans que dura sa captivité, de 1856 à 1859, étudiant les tribus, leurs coutumes, et leur langue. Un beau jour, après avoir été revendu plusieurs fois, il échappe à ses derniers maître, les Indiens Salineros et après avoir crevé trois chevaux sous lui, il arrive à rejoindre la " frontiera ". Il poursuit sa course à pied, traversant les Andes jusqu'à Valparaiso, où il embarque pour regagner Paris.

Son récit est un document rarissime sur le mode de vie des Indiens, alternant les description de scènes d'une rare violence, et celles des us et coutumes, et de la vie de tous les jours. Il est publié en 1861, par la revue " Le Tour du Monde ", et aurait servi d'inspiration à Jules Vernes pour la première partie des " Enfants du Capitaine Grant ". Auguste Guillard est finalement admis à la célèbre " Société de Géographie ".

 

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Güiraldes Ricardo   (1886 - 1927)

Né à Buenos Aires, il arrive en France à l'âge d'un an et y reste jusqu'à quatre. Le Français devenu sa langue maternelle, restera toute sa vie, sa langue de prédilection. Il passera son enfance entre Buenos Aires et San Antonio de Areco, ville fondée par la famille de sa mère. C'est là, dans la Pampa, qu'il découvrira la vie des Gauchos et trouvera matière à ses deux œuvres majeures : " Raucho " et " Don Segundo Sombra ". En 1910, il voyage, fait le tour du monde et s'installe finalement à Paris. Il y prend conscience, en redécouvrant quelques brouillons, que des perspectives littéraires lui sont ouvertes du fait de ses expériences, et décide de les publier. C'est ce qu'il fait en 1912, de retour à Buenos Aires, mais sans succès. En 1917, il publie son premier roman " Raucho ". En 1922, de retour à Paris, il fréquente les cercles littéraires, et repart en 1924 pour publier " Don Segundo Sombra ", roman du genre « gauchesco », aux personnages idéalisés. Grand danseur de Tango, il fut un des ambassadeur de la danse à Paris. Il y mourût, tombé gravement malade lors de son dernier séjour à Arcachon.

 

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d'Hastrel Adolphe   (1805 - 1874)

Étienne Adolphe d'Hastrel de Rivedoux est à la fois, marin, artilleur ... et peintre. Il profite, pendant plus de vingt ans, de ses missions militaires, pour dessiner et peindre, croquant les paysages et la vie quotidienne au Sénégal, au Brésil, et dans le Rio de la Plata. C'est la Guerra Grande et le conflit entre Rosas (Argentine) et le général Rivera qui défend l'Uruguay, qui sera l'occasion, en 1839, pour cet artilleur de marine, à la fois de s'illustrer, de peindre portraits et paysages, et de consigner la musique populaire de l'époque. Lors du siège de la ville, c'est lui qui dirige les travaux de fortification. Il ramènera plusieurs aquarelles, publiées, à Paris,  pour l’« Album de la Plata ». Parmi elles, on peut citer : "Femme de Buenos Aires prenant le « mate »", huile, 116 x 93 cm ; "Propriétaire rural", aquarelle, 20 x 25 cm (Museo Nacional de Buenos Aires) ; " La danse du « gato » ", lithographie, 21,5 x 24 cm ; " Femme de Buenos Aires ", aquarelle, 26 x 18 cm ; "Dame argentine", aquarelle, 26 x 20 cm, etc ... Son travail fut salué par la " Société de Géographie ", en 1947, impressionnée la grande précision de ses œuvres.

 

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Joseph Kessel

 

Le "Chant des Partisans", l'hymne des résistants Français sous l'occupation a été écrite par ... un Argentin. C'est en effet Joseph Kessel qui écrivit ce texte, avec son cousin Maurice Druon, (les Rois fainéants) tous deux futurs académiciens, et exilés à Londres au début de la seconde guerre mondiale. Né à Clara en Argentine, Joseph Kessel n'y vécut que peu de temps, avant de partir, d'abord en Russie, puis à l'âge de vingt ans en France, à Nice, avec ses parents.

Une de ses citations les plus célèbres :

" On peut toujours plus que ce que l'on croit pouvoir. "

Il est le témoin de l'Aventure de l'Aérospatiale avec Jean Mermoz et Saint Exupery, son ami. Il en écrira une bibliographie, et de nombreux romans à succès : "Le Lion", "les Cavaliers", "Belle de jour", "L'Armée des Ombres", pour n'en citer que quelques uns.

 

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Marie Laforêt

 

Marie Laforêt signe avec Fernando Solanas un film très ... Tango. Avec une distribution hors pair,  Miguel Ángel Solá, Philippe Léotard, Georges Wilson, Marina Vlady, une musique d'Astor Piazzolla, et une Milonga d'anthologie d'Edouardo Archimbaud, "Tango ou l'exil de Carlos Gardel, est un monument du genre. Il fut primé à Venise, prix spécial du Jury en 1985.

Une de ses citations à méditer :

« Le bonheur est un métier, il s'apprend. »

Marie Laforêt outre son premier rôle dans ce film, interprète "Le tengo rabia al silencio", Atahualpa Yupanqui (Argentina). Dans son répertoire, on trouve également des chansons du folklore Argentin, Chilien et Péruvien. Caceres fut un de ses accompagnateurs dans ses concerts et ses tournées à l'étranger.

 

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Libertad Lamarque (1908- 2000)

Petite fille d'un Français émigré en Argentine, Libertad Lamarque enregistre son premier disque de Tango, en 1927, à l'âge de dix-neuf ans. Elle restera cependant trois ans comme interprète au théâtre d'un vaudeville au théâtre, avant de partir en tournée avec trois guitariste, pour des concerts de Tango. De 1935 à 1945, elle tourne au cinéma une vingtaine de film, avant de rentrer en conflit avec Eva Duarte, la femme du président, et de partir au Mexique. Elle y réussi une nouvelle carrière, avec une reconnaissance internationale, tournant notamment « Tampico » (1947) de Luis Buñuel.

Plus de quatre cents Tangos ont été enregistrés par Libertad Lamarque, en Argentine, à Cuba, en Espagne, au Mexique. Elle chantera et gravera des disques avec les plus grands orchestres, d'Arienzo, Canaro, Hector Stamponi, ou avec son mari Alfredo Malerba.

Cette grande chanteuse, restera dans l'histoire comme la " Reina del Tango ", titre gagné lors d'un grand concours de chant au Teatro Colón. Elle enregistra jusqu'à 82 ans.

 

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Albert Londres (1884- 1932)

Journaliste en 1906 au journal " le Matin " , puis correspondant au Ministère de la Guerre en 1914, Albert Londres  commence ses grands reportages en 1915 pour le quotidien :   " Le Petit Journal ". Licencié sur ordre direct de Clemenceau pour avoir rapporté le mécontentement des Italiens concernant les conditions de paix, il est embauché par le journal " Excelsior " et entame une série de voyages en URSS, Chine, Japon et Inde, publiés sous forme de livres par Albin Michel. Toute sa carrière, il voyagera partout dans le monde, Afrique, Asie et Amériques. Son reportage sur le monde du bagne, dénonçant les conditions de vies des prisonniers lui ouvre les portes du milieu et lui permet d'écrire " Le chemin de Buenos Aires ", reportage sur la traite des blanches en direction de l'Argentine. " Marseille, porte de l'Orient " , autre de ses ouvrages, est un autre témoignage historique d'importance concernant cette époque. On retrouvera dans tout son parcours, la dénonciation des abus et la défense des exclus.

Depuis 1933, le Prix Albert Londres récompense les meilleurs journalistes francophones.

 

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Diego Maradona

 

Véritable Dieu du foot et idole nationale, Maradona est Argentin jusqu'au bout des ongles. Surnommé " El Pibe de Oro ", c'est un fan de Carlos Gardel. Son nom est associé au Tango, aussi bien sur les stades de foot ( " El Choclo " joué dans le stade San Paolo, à Naples en 1984 ) que dans ses loisirs. Piètre danseur, il n'hésite pas à prendre le micro pour entonner " Caminito " ou " El sueno del pipe " qui raconte un peu son histoire. Il alla même jusqu'à enregistrer le Tango " Querida amiga " avec Pimpinela.

Parlant de Fiorito, le bidonville de son enfance : « Je suis né dans un quartier privé de Buenos Aires…Privé d’eau, d’électricité et de téléphone ! »

Un bon parallèle : « Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but ... c’est comme danser avec ta sœur. »

Plusieurs tangos ont été écrits pour Diego Maradona, dont " Pompeya para Diego era Paris ", de nombreux chanteurs et musiciens lui rendirent hommage, en live et en Tango

 

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Jean Mermoz      (1901 - 1936)

 

En 1924, il entre dans la société des Lignes aériennes Latécoère (Aéropostale), dirigée par Didier Daurat, comme mécano, puis très vite comme pilote. Les lignes sont dangereuses et chaque nouvelle étape, est un nouveau péril : les Pyrénées, pour atteindre Barcelone, le Désert (ou il sera capturé, et libéré contre rançon) pour arriver à Dakar. En Amérique du Sud, il s'attaque à la Cordillère des Andes. Un jour, tombé en panne, il relance son avion dans un précipice, et après trois rebond, arrive à repartir.

« Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir »

Les 12 et 13 mai 1930, il relie Saint-Louis (Sénégal)à Natal (Brésil) après 21 heures de vol : le courrier peut enfin être transporté d'un trait, d'un continent à l'autre. Trois plus tard il relie Paris et Buenos Aires. Il disparaîtra en mer le 7 décembre 1936 à bord de la Croix-du-Sud. Surnommé " L'Archange " il est un véritable mythe, aussi bien en France, qu'au Sénégal, au Brésil, ou en Argentine. Le lycée Franco-Argentin de Buenos Aires, dessiné en forme d'avion, porte son nom, et une statue à été érigée à l'Aéroport.

 

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Victoria Ocampo      (1890 - 1980)

Issue d'une riche famille de Buenos Aires, Victoria parle couramment Français et Anglais. Très tôt elle se lie avec de nombreux intellectuels, Rabindranath Tagore , Jules Supervielle, Jorge Luis Borges, Hermann von Keyserling, puis Pierre Drieu La Rochelle qu'elle rencontre à Paris, et enfin Roger Caillois. En 1931, Victoria fonde la revue SUR qui publie Borges, Henri Michaux, André Malraux et Martin Heidegger. Elle écrit son premier livre en Français, "De Francesca à Beatrice"; (commentaire sur la Divine Comédie), puis "Domingos en Hyde Park", "El Hamlet de Laurence Olivier" , "Emily Brontë" , une série appelée "Testimonios" ,"Virginia Woolf" , "Orlando y Cia" , "San Isidro" , une biographie de Lawrence d'Arabie et des dialogues entre elle et Borges. Pendant la Deuxième Guerre mondiale elle a soutenu et édité, le magazine antinazi "Lettres Francaises" dirigé par Roger Caillois. Sa maison, inspirée par Le Corbusier, accueillit Igor Stravinsky, André Malraux, Rabindranath Tagore, Indira Gandhi, José Ortega, Antoine de Saint-Exupéry, Ernest Ansermet, Rafael Alberti et Graham Greene.

 

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Aristote Onassis   (1906-1975)

 

Jeune immigré grec, échoué à la Boca, le jeune Aristote commence, pour gagner sa vie, par faire passer en barque les voyageurs sous le pont "Nicolás Avellaneda", sur le "Rio Riachuelo".  Par la suite, il se fait engager à la Compagnie du Télégraphe. Il y écoute les conversations des boursiers, et décide, avec l'aide de sa famille, de faire l'importation du tabac Turc en Argentine. Ses affaires vivotent jusqu'au jour où, dans le Café El Estañove, sur Corrientes, il rencontre Carlos Gardel, grand amateur de tabac. Avec l'aide que la notoriété de ce dernier lui apporte, son affaire va prendre rapidement une autre dimension. Devenu riche, il investira dans le transport maritime, jusqu'à posséder une flotte d'une centaine de super tankers. Milliardaire et grands amateur de jolies femmes, il alimentera la chronique en étant l'amant de la grande cantatrice Maria Callas puis l'époux de Jacqueline Kennedy, veuve du Président des Etats Unis.

D'après ceux qui l'ont connu, Aristote était danseur et grand amateur de Tango.

 

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Pateras-Pescara Raul  (1890-1966)

 

Raoul Pateras Pescara de Castelluccio, est né Marquis Pateras-Pescara à Buenos Aires. Arrivé en france à l'age de huit ans, il y fait ses études, et, quoique avocat de formation, il se révèlera un ingénieur de talent et un inventeur prolifique. Alors qu'il est injustement incarcéré comme espion, il découvre le 18 décembre 1916, le principe de l'hélicoptère. Il dépose le premier brevet en 1917. L'Argentine, peu intéressée dédaigna le projet, et c'est la France qui, en 1919, le reprit à son compte. Il est considéré comme le père de cet appareil, en date de 1922 (premier prototype), soit 19 ans avant Sikorsky. Le 29 Novembre 1923, le premier hélicoptère effectuait une série de vols de plusieurs minutes, comportant virages, ligne droite et vol stationnaire. De 1919 à 1923, il déposera une quarantaine de Brevets en France. Non content de continuer à développer ses hélicoptères, il fonde en Espagne, avec son frère Henri, l'ingénieur italien Moglia et le gouvernement espagnol "La Fabrica Nacional de Automobiles". Enfin il créera, en 1933 et à partir de ses brevets, la Société des auto-compresseur Pescara, au Luxembourg.

 

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Charles-Henri Pellegrini (1800- 1875)

Ingénieur, dessinateur et peintre français, né à Chambéry, il arrive à Buenos Aires en 1828. Il est embauché par Rivadavia, comme ingénieur en hydraulique. Son service ayant été supprimé et passionné de peinture, il réalise, en 1930 et  en moins d'un an, plus de deux cents portraits. Il continua cette activité jusqu'en 1937, peignant la ville de Buenos Aires , ses rues, ses bâtiments, ses coutumes, et surtout les gens. Artiste mais toujours ingénieur, il réalisa l'ancien Teatro Colón qui fonctionna de 1857 à 1888, dessine ports et voies ferrées, et fonde en 1853 " la Revista del Plata ". Il fut également un des membres fondateurs de l' " Instituto Histórico Geográfico del Rio de la Plata ". Son fils, Carlos, devint Président de la république de 1890 à 1892, devenant le premier enfant d'émigré à arriver à ce poste. Durant sa période présidentielle, il réussit à assainir les finances de l'état, créa la Banque de la Nation Argentine ainsi que le prestigieux collège qui porte toujours son nom : l'Escuela Superior de Comercio Carlos Pellegrini.

 

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Sally Potter (1949 - )

Passionnée de cinéma, elle commence à réaliser des courts métrages, dés l'âge de seize ans. Un peu plus tard, elle travaille comme danseuse et chorégraphe à la London School of Contemporary Dance, avant de fonder sa propre compagnie, la Limited Dance Company. Particulièrement douée au plan artistique, elle se fait remarquer également comme auteur et comme chanteuse. C'est comme scénariste qu'elle obtient une reconnaissance internationale, avec " Orlando " (1992), nommée à deux Oscars, et remportant de nombreux prix dans les festivals. Son film " La Leçon de Tango ", dans lequel elle joue avec le danseur " Pablo Veron ", est en partie autobiographique, et est considéré par beaucoup de passionnés comme Le film culte, représentant le mieux l'atmosphère et l'essence de cette danse. Présenté  au Festival du Film de Venise, le film gagne le Ombú de Oro pour le meilleur film au Mar del Plata Film Festival en Argentine, le SADAIC Great Award du Sociedad Argentina de Autores y Compositores de Música, et sera nominé au Bafta du Meilleur Film et à l'US National Board of Review.

 

 

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Hugo Pratt

 

Mondialement connu par les aventures de son héros, Corto Maltese, Hugo Pratt, Italien d'origine, part à ses débuts, en Argentine en 1949. Il y reste une douzaine d'années, travaillant avec l’éditeur Cesare Civita, et Héctor Oesterheld. En 1962, il retourne à Buenos Aires, où il écrit et dessine Wheeling et Capitan Cormorant, les enquêtes du détective Ray Kittusique. Il arrive en France en 1969, et crée le personnage de Corto Maltese, héros d'une suite d'aventures : la Ballade de la Mer salée initialement publié dans France Soir. En 1973 le succès est au rendez-vous et Hugo Pratt devient mondialement connu. Le tome 8 des aventures de Corto Maltese, s'intitule " Tango ", et se situe à Buenos Aires dans le milieu de la prostitution en 1900-1910. Sa sortie, fut accompagnée d’un Disque de tangos joués par le Trio Esquina, réédité en 1998 sous le titre " Les Tangos de Corto ".

 

 

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Jean Richepin (1849- 1926)

Fils de militaire (il sera cofondateur de l'Association des Enfants de troupes), il fait de brillantes études à l'Ecole normale Supérieure. Réfractaire aux conventions sociales, il vit pendant quatre ans de petits boulots : journaliste, professeur, matelot, docker. Poète, il publie " La chanson des gueux " qui le rendra célèbre. Ecrivain, auteur de théâtre, poète, il entre à l'Académie Française en 1908. C'est devant cette célèbre assemblée qu'il prononça son fameux discours, le 25 Octobre 1913,  faisant l'éloge du Tango, alors fortement attaqué. C'est en hommage à ce discours qui eut un retentissement international, que fut baptisé le plus célèbre café de Buenos Aires " Los Immortales ", par son propriétaire Français Léon Desbarnat. Jean Richepin écrivit également une pièce en quatre acte intitulée "Le Tango ". Plutôt aisé, il acheta une île de légende (celles de la ville engloutie d'Ys et de Tristant et Iseult), l' Île Tristan, en baie de Douardenez,  dont il demanda à ses héritiers de faire don, après sa mort, au Conservatoire du Littoral :

" Espérant que le peuple Français, sensible au patrimoine naturel, en fera bon usage "

 

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Rodin Auguste (1840- 1917)

Considéré comme le plus grand sculpteur de la fin du XIXe siècle, Auguste Rodin, mondialement connu, de même que son élève, sa muse, puis sa collaboratrice, tout aussi géniale, Camille Claudel,fit ses débuts avec Antoine-Louis Barye et Albert-Ernest Carrier-Belleuse. Il réalisa pour le gouvernement Argentin, une statue de Sarmiento, commandée en 1894 et livrée, de France,  en 1910. Cette statue est située près du Jardin Japonais, à Buenos Aires, sur l'ancien terrain de son pire ennemi, Juan Manuel de Rosas. Le symbole était évident : marquer le triomphe de la civilisation et de la démocratie, face au totalitarisme de Rosas et la barbarie. Si la représentation de Sarmiento fut sujet à polémique, Sarmiento étant fortement enlaidi sur la statue, une autre de ses œuvres, ou plus exactement sa reproduction, trône sur la Plazza del Congresso : " Le Penseur ", œuvre mondialement connu, la réplique étant officielle.

Une citation à méditer en ce qui concerne le Tango :

" Un art qui a de la vie ne produit pas le passé; il le continue. "

 

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La Rubia Mireya

Personnage des Sainetes et citée dans de nombreux textes de Tango, la Rubia Mireya a toujours excité les imaginations. On la trouve d'abord dans la sainete intitulée : un " Roi du cabaret ", d'Alberto Weisbach, parue en 1923. Elle sera ensuite immortalisée par Francisco Canaro dans son Tango " Tiempo Viejo ", paroles de Manuel Romero :

¿Te acordás, hermano, la rubia Mireya, que quité en lo de Hansen al loco Cepeda?

Casi me suicido una noche por ella y hoy es una pobre mendiga harapienta.

¿Te acordás, hermano, lo linda que era? Se formaba rueda pa' verla bailar...

Cuando por la calle la veo tan vieja doy vuelta la cara y me pongo a llorar.

Qui est-elle vraiment ? Une des hypothèses en fait l'héroïne " Mirèio " d'un long poème de Frédéric Mistral, repris dans l'Opéra " Faust " de Gounod. D'autres disent qu'elle aurait été une prostituée Parisienne, modèle de Toulouse-Lautrec. C'est cette hypothèse qui sert de trame au roman de Alicia Dujovne Ortiz, hypothèse reprise dans la pièce " Un Tango pour Monsieur Lautrec ", de Jorge Zulueta, sur une idée de Julio Cortázar.

 

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Ernesto Sabato  (1911 - )

Ernesto Sabato réunit tous les talents : physicien de haut niveau, écrivain, critique littéraire, citoyen engagé dans la défense de la démocratie, il suit des études à Paris dans les années 30, à la Sorbonne le jour, travaillant comme chercheur avec Pierre et Marie Curie, et fréquente la nuit, comme poète, les surréalistes à Montparnasse. Après un passage au célèbre MIT, en Californie, il fera des recherches sur la Relativité, et enseignera les sciences jusqu'en 1945.

 "... vivre consiste à se faire de futurs souvenirs "

La seconde partie de sa vie sera consacrée à la littérature. Il écrit pour le journal " La Nacion ", il publie " Uno y el Universo ", recueil de réflexions sur la vie politique. Il écrira plusieurs romans et plusieurs essais dont " El Tango, discusión y clave ".

Nommé par le Président Alfonsin, il dirige la commission d'enquête sur les crimes de la dictature, et publie les témoignages recueillis sous le titre " Nunca más " (jamais plus).

Il reçoit la Légion d'Honneur à Paris en 1979, et consacrera la fin de sa vie à la peinture.

 

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Saint Exupery  (1900 - 1944 )

Antoine de Saint Exupery eut une vie très courte, mais d'une telle intensité que seul le site web qui lui est dédié peut le faire parfaitement. Nommé Directeur de l'Aeroposta Argentina en 1929, Saint-Exupéry rejoint Mermoz et Guillaumet en Amérique du Sud où il crée la ligne de Patagonie. A Buenos Aires il rencontre Consuelo, qu'il demande en mariage quelques heures après. De cette expérience Argentine, il tire son second roman "Vol de nuit", préfacé par André Gide, où le personnage principal, Rivière, est inspiré par son chef Didier Daurat. Cet ouvrage, publié en 1933 fut un véritable succès mondial.

"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve "

Dans le chapitre 5, " Oasis " il raconte comment, atterrissant à la suite d'une panne près de la petite ville de Concordia, il rencontra deux petites filles qui l'emmenèrent vers une maison étrange, "El Castillo de San Carlos". "J'avais atterri dans un champ et je ne savais à quel point j'allais vivre un conte de fées". Edda et Suzanne Fuchs, les deux petites Françaises furent les "fées silencieuses" de ce séjour qui le marqua à jamais.

 

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Carlos Saura  (1932 - )

Né dans une famille d'artistes à Madrid, Carlos Saura est diplômé de l'Institut de Recherche  et d'Etude Cinématographique de Madrid, et y est nommé professeur en 1963. Dés 1957, il réalise quelques court métrages, et en 1965, est reconnu au plan international, recevant l'Ours d'Argent au Festival de Berlin, pour son film, " La Caza ". De sa production cinématographique, retenons " Cria Cuervos ", traitant du régime franquiste, et dont la bande sonore connut un succès aussi retentissant que le film.

Il réalise en 1998, un film mythique chez les tangueros : "Tango", où Juan Carlos Copes apparait dans le cadre prestigieux de la "Confiteria La Ideal", dansant sur "Recuerdo" de Pugliese. Le film sera primé à Cannes, aux Golden Globes et recevra l'Oscar du meilleur film étranger en 1999. Carlos Saura réalisera de nombreux films mêlant la musique et la danse (mais ce n'est qu'une partie de son oeuvre), comme : Carmen (1983), El Amor brujo (1986), Flamenco (1995), Salomé (2002), Iberia (2005), Fados (2007). Son dernier film, toujours dans la veine musicale : " Don Giovanni ", est sorti en 2010.

 

 

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Fernando Solanas

Après avoir étudié Musique et Arts Dramatiques, Fernando Solanas, réalise un premier court métrage en 1962, puis de façon clandestine en 1968, un long métrage, " La Hora de los Hornos ", trilogie documentaire sur le néo-colonialisme et la violence en Amérique du Sud. En 1969 il crée du groupe de production " Cine Liberación ", destiné à lutter contre la désinformation politique. En 1975, son premier long métrage de fiction, " Los Hijos de Fierro ", marque le début de toute une œuvre inspirée par son pays, l'Argentine. Ayant échappé à une tentative d'enlèvement en 76, Fernando Solanas se réfugie à Paris. Il y produit deux œuvres magistrales :  "Tango, l'exil de Gardel ", Grand Prix spécial du Jury à Venise en 1985, puis " El Sur ", Prix de la mise en scène à Cannes en 1988.  " Mémoire d'un saccage - Argentine, le hold up du siècle " (2004) est un réquisitoire sans concession sur les causes de la catastrophe économique de 2001, " La Dignidad de los Nadies " (2005) est un hommage aux hommes et aux femmes de son pays. Il continue toujours son œuvre basée sur un engagement politique sans concession.

 

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Charles Tellier (1828 - 1913)

Ingénieur Français, il crée en 1858, la première machine frigorifique à circulation d'ammoniac liquéfié, pour les chocolateries Meunier. En 1868, il conçoit la première armoire frigorifique, et l'installe sur un navire Anglais, le " City of Rio de Janeiro ", qui amène une petite cargaison de viande au Brésil, en bon état de consommation, après 23 jours de traversée. Le 30 septembre 1876, le navire " Le Frigorifique " part de Rouen et transporte pour la première fois de la viande à destination de l'Argentine. Retardé par des avaries, le navire met ... 103 jours pour arriver à Buenos Aires : la viande est consommable et un grand banquet est organisé. Sur le voyage retour, en 1977, les premières viandes Argentine arrivent en France. Trop compliqué, trop couteux, et en butte aux éleveurs Français inquiets de cette nouvelle concurrence, le procédé est abandonné et Charles Tellier meurt à Paris dans la misère. Il avait cependant ouvert une voie, et son invention allait profondément modifier les habitudes de production de viande en Argentine : disparition des " Saladeros " et développement de l'exportation de viande.

 

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Charles Thays (1849 - 1934)

De son vrai prénom Carlos, Charles Thays est Français, est né à Paris en 1849, et, après ses études d'architecture et le début de sa carrière, débarque en Argentine, 40 ans plus tard. Il vient d'être engagé pour réaliser le parc Sarmiento à Cordoba. Après cette première réalisation il s'installe à Buenos Aires, rencontre sa future femme, et est nommé Directeur des Parcs, Promenades et Jardins, en 1891.

Amoureux des arbres, il ira jusqu'à en planter plus de cent cinquante mille à travers la ville. Buenos Aires lui doit ses plus grands parcs publics ou privés : Jardin Botanique, Parc Lezama, Parc 3 de Fébrero, etc ... Il aménagera également les places : Plaza de Mayo et Plaza de Congreso, et sera l'architecte du quartier Palermo Chico. Il réalisera les grands parcs de Mendoza, Salta, Rosario, Tucuman et d'autres au Chili, Uruguay et Brésil. Il créera et aménagera, en outre, le Parc National des Chutes d'Iguazu.

Enfin, il redécouvrira la germination de la Plante du Maté, permettant ainsi sa culture.

 

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Jean Tuan ( Le café Tortoni )

Le plus célèbre des grands cafés de Buenos Aires, fut fondé par un Français, Jean Touan, en 1858. Il doit son nom au célèbre café Tortoni de Paris, boulevard des Italiens. En 1872, il est racheté par un autre Français, Célestin Curutchet. Celui-ci accepta, que les artistes, auteurs, journalistes, peintres et musiciens qui formaient le Cercle des Gents des Arts et des Lettres, " Agrupación de Gente de Artes y Letras ", s'y réunissent au sous-sol, en 1926, malgré le fait qu'ils aient été de piètres consommateurs.

Ce groupement, animé par le peintre Benito Quinquela Martín, et qui dura jusqu'en 1943, pris le nom de la  " La Peña " et accueillit notamment Alfonsina Storni, Fernández Moreno, Juana de Ibarbourou, le pianiste Arthur Rubinstein, Ricardo Viñes, Roberto Arlt, José Ortega y Gasset, Jorge Luis Borges, et Molina Campos.

Parmi les clients de prestige, ont figurés les poètes Alfonsina Storni et Baldomero Fernández Moreno, le chanteur de tango Carlos Gardel, le coureur Manuel Fangio, l’écrivain italien Luigi Pirandello, et l’écrivain espagnol Federico García Lorca.

 

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Antoine de Tounens (1825 - 1878)

Roi de Patagonie ! Le titre pourrait faire sourire, mais la France perdit une occasion en or de s'implanter dans cette région du monde, qui, n'appartenait alors à aucun Etat. Né dans le Périgord, il vend sa charge de notaire en 1857, et s'embarque pour le Chili. Comme au Mexique, où la légende attend le retour du "Serpent à plumes", ce qui favorisera les ambitions de Cortés, une légende équivalente, ouvre à Antoine de Tounens, les portes du royaume des Mapuches. Il arrive en effet à convaincre les tribus d'Indiens locaux, des bienfaits de la Royauté. De Tounens s'intronise alors Roi de Patagonie et d'Araucanie, et annexe les territoires compris entre le 42° sud et le Cap Horn. Ayant essayé en vain d'intéresser la France au développement de l'industrie et de l'agriculture dans cette région, de Tounens qui commence à inquiéter les autorités Chiliennes, est enlevé et incarcéré. Libéré, après intervention du Consul de France, il est rapatrié en France, en 1862. Il lance alors une souscription en 1866, et monte expédition en 1869, puis une autre en 1874, débarquant à Buenos Aires sous une fausse identité. De nouveau arrêté et libéré, il échoue dans une dernière tentative en 1876.

 

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D'autres grands personnages seront mentionnés dans les rubriques "Histoire générale", "Histoire de la Musique", et "Histoire de la Danse".

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Copyright 2009   Dominique LESCARRET

 

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